les auteurs

les deux ostrogoths auteurs de Pouyo
Renan LEVAILLANT, à gauche, est le fier Papa de Pouyo.

A droite, Rodolphe LESOURD, est pour ainsi dire le frère de Renan, donc pratiquement l'oncle de notre jeune héros.

Ils sont ici réunis, en décembre 2004, lors de l'une de leurs escapades ornithologiques, cette fois dans les marais salants de Guérande (Loire Atlantique). En haut à droite, une aigrette garzette. Si.


Je suis né en 1968...
Ma fascination pour les oiseaux remonte avant l'âge
de 10 ans : mes parents m'avaient offert le
Manuel des Castors Juniors, émanation de la bibliographie Disney, sorte
d'encyclopédie désordonnée de trucs
et astuces dont les premières pages
proposaient d'associer un oiseau à chaque
mois de l'année.

Je crois que c'est à partir de là que j'ai commencé
à lever le nez à la recherche des oiseaux. Bien sûr,
dans les premiers temps, toute espèce aperçue était forcément l'une des douze du manuel...


... Et j'apparais peu après, en 1969.
Je fus, moi aussi, passionné très tôt par les oiseaux.
A 8 ans déjà, j'étudiais les us et coutume de la
famille des anatidés (alors que j'ignorais encore
ce terme), dont en particulier les canards.

Ma bibliothèque croulait en effet sous les nombreux
volumes où évoluaient mes héros d'alors, Donald, Oncle Picsou, Géo Trouvetout et autres Riri, Fifi et Loulou...




Un point commun nous unissait déjà : Walt Disney.
Je me souviens avoir emprunté à mes parents, alors que j'étais en CM2, l'appareil photo familial, un compact Kodak de focale 30mm, parfait pour les photos de mariage... mais moins pour l'ornithologie.

Grande fut ma déception, au développement, de constater que les volatiles que j'avais mis des heures à approcher, parfois à quelques mètres, en vue d'un
exposé en classe, étaient réduits à des points à la
limite du visible sur un décor de ciel breton et de branchages !

Bien des années plus tard, ce sont ces aventures plus ou moins heureuses d'ornithologue en herbe qui m'ont inspiré le personnage de Pouyo, le jeune héros de Pouyo et les oiseaux.

Je découvrais les affres de la photographie avec mon Papa à moi pendant les grandes vacances de mon enfance. Je devais néanmoins patienter quelques années avant que les mystères de l’ouverture de
l’obturateur et de la vitesse du
diaphragme (à moins que ce ne soit
l’inverse…) ne me livrent leurs
premiers secrets...
Je maîtrisais en revanche d'ores et déjà avec brio
les techniques de la surexposition et du
flou de bougé.

L'une de mes premières expériences de photo animalière fut celle d’un goéland en vol près de la côte. La photo est longtemps restée dans les annales météorologiques, illustrant magnifiquement un groupe de cumulonimbus sur fond de ciel bleu azur. L’oiseau, vraisemblablement très timide, s’était discrètement éclipsé au moment où j’appuyais sur le déclencheur.

Pris par mes études, puis par mes activités professionnelles, qui n'ont ni les unes ni les autres rien à voir avec les oiseaux, je suis longtemps resté un simple amateur passant seulement quelques demi-journées par an à sillonner des réserves ornithologiques en
quête d'une "bonne observation".

Le premier "virage" s'est produit lorsque j'ai
créé, en 1999, le site La Plume, sorte d'exutoire
à mes envies d'écrire et de partager ce que je
savais des oiseaux.

Avec ce site ne se prenant pas vraiment au sérieux,
j'ai développé de très nombreux contacts avec des ornithos amateurs de tous poils (pardon, de toutes plumes), mais aussi des passionnés de nature, ou simplement de lecture...

Les études allaient avoir un impact sur ma vie puisqu’elles me permirent, outre d’en sortir avec un diplôme en poche, de rencontrer mon siamois pour la première fois : j’ai nommé Renan.

Même si nos chemins se séparèrent
à plusieurs reprises les années qui
suivirent, Renan et moi avons fait en
en sorte qu’ils se recroisent aussi
souvent que possible, et nous ne nous
sommes jamais perdus de vue.

Mes voyages m'ont permis entre temps de développer
mon goût pour la photographie animalière. J'ai fait mes premières armes ornithologiques dans les grands parcs nationaux américains, dont les Everglades en Floride..

Le second virage s'est fait par deux contacts quasi-simultanés sur La Plume : avec Cécile Ramaekers, jeune ornitho belge, j'ai développé le concept d'un dépliant pour enfants. La littérature enfantine associée à l'ornithologie me trottait dans la tête depuis un moment. J'avais plutôt l'idée d'une fiction poétique alors que Cécile envisageait un document plus "encyclopédique". A mi-chemin, il y eut "Pouyo et les oiseaux" !

Au moment où le concept se précisait
(à l'été 2003) Patrick Le Gouard, éditeur
(éditions l'Angle de Marge), a proposé ses
services pour me mettre le pied à l'étrier dans
le monde de l'édition papier, alors que je grenouillais depuis 4 ans dans le monde virtuel de l'Internet !

A partir du printemps 2004, mon meilleur ami, Rodolphe, est entré dans "l'entreprise Pouyo", concrétisation d'un vieux rêve commun de "faire" quelque chose ensemble. Photographe émérite, il lui a fallu un peu s'adapter aux modèles emplumés, avec lesquels il n'était pas trop familier, mais ses photos commencent à illustrer les numéros de Pouyo à partir du n°8... et c'est lui qui a conçu la maquette de ce site !

Avec son expression, "pas trop familier", (ci-contre, en bas) Renan est bien indulgent car je ne connaissais strictement rien à nos amis à plumes lorsqu'il m'a proposé de le rejoindre dans "l’entreprise Pouyo et les oiseaux". Soit, je distinguais les oiseaux des mammifères parce qu’ils pondent et ont des plumes et des reptiles parce qu’ils volent. Mais il fallait me méfier des faux amis, tel le dragon, espèce protégée un peu plus rare dans nos régions, ou les ptéranodons.

Mon savoir ornithologique s’est enrichi
depuis (si si). Je ne confonds plus la
mouette rieuse et le goéland argenté, qui
m’ont valu, de la part de mon ornithologue
préféré, Grand Maître des Emplumés, plusieurs séances de martinets (le fouet, pas l’oiseau).

Aujourd’hui ma contribution s'élargit au dessin (vieille passion abandonnée après l’adolescence), à l’écriture (co-scénariste des aventures de Pouyo), ainsi qu’au graphisme des brochures, du présent site, etc.

Je terminerai cette biographie en te remerciant, mon grand Renan, de m’avoir accueilli dans l’univers de Pouyo, devenu l’exutoire de toutes mes passions.

Le 1er avril 2006 ne fut pas un poisson : Pouyo eut l'honneur, à compter de ce jour, d'être hébergé par le prestigieux serveur de oiseaux.net, dont le webmestre est Didier Collin, véritable mécène pour Pouyo.
Outre la fantastique publicité apportée par le partenariat avec le site oiseaux.net, visité par plus de 2 millions de personnes en 2005, Didier Collin a également modernisé la structure de pouyo.com, apportant en particulier la nécessaire fiabilité à toutes les interactions en ligne. L'histoire ne s'arrête pas là : les abonnements continuent d'affluer... et sur ce point, nous comptons sur vous, chère lectrice ou cher lecteur de ces lignes !

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